D-cheance

D-cheance
En quête de mots
Parce que ça fait longtemps que j'en rêve
Parce que aujourd'hui ça se concrétise

Voici D-cheance

Une histoire, LuI, Elle, une passion, une déstruction



N' hésiter surtout pas à me laisser des commentaires pour vos impressions



Bonne lecture amicalement P






Réferencement gratuit

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 04:49

Modifié le samedi 24 janvier 2009 12:26

Chapitre 1 - "Nous nous en allons Et tôt serons tous deux étendus sous la lame"

Chapitre 1 -  "Nous nous en allons Et tôt serons tous deux étendus sous la lame"






Il faudrait que cela sorte, il faudrait que le soleil arrête de se lever , il faudrait que l'on me tue. Il ne m'a pas demandé mon avis. Il me disait que si j'étais sage, je deviendrais une grande et belle jeune femme. Il me disait que j'aurais à tous les coup sure une vie merveilleuse. Il faudrait qu'il revienne pour lui dire qu'il s'est trompé, qu'il m'a menti.

Est- ce étrange qu'à 18 ans la vie nous semble si irrémédiablement pourrie ? Le plus douloureux c'est le matin. Lorsque tu ouvres les yeux et que ta première respiration te provoque une douleur immense,immonde et monstrueuse. Cette douleur qui se répète inlassablement tous les matins.

Les autres autour de moi ne semblaient pas avoir mal, ils parlaient sans cesse, s'activaient et parfois même je les entendaient rire. Je n'étais pas choquée, plus rien ne m'atteignais depuis l'événement mais je ne comprenais simplement pas comment on pouvait encore avoir la force de rire; cela m'étais devenue impossible. Un rien me provoquait une tristesse indescriptible, un rien pouvait me plonger dans des états où la vie semblait s'arrêter un cours instant.

Ma mère me demanda d'écrire quelques mots sur lui. Les autres ne cessait de répéter que j'étais la mieux placée pour trouver les mots justes, que je saurais le décrire tel qu'il était. Cela faisait maintenant deux heures que je me trouvai assise sur cette chaise, dans ma chambre, devant ce papier blanc et que je n'étais pas en mesure de trouver un seul mot juste. Y avait t'il seulement un mot pour le définir, un mot pour dire ce qu'il représentait ?

Ma chambre m'inondait de souvenirs, de souvenirs tous aussi douloureux les uns que les autres. Je le revoyais assis sur le lit me dire bonne nuit, dans l'embrasure de la porte me dire qu'il m'aimait et je le revoyais avec son sourire triste, son silence hésitant et ce corps qui désirait tellement me serrer contre lui. Je le revoyais tout le temps, dans n'importe quel recoins de la maison et c'était ma douleur au quotidien. Puis d'un seul coup la réponse m'était alors apparue évidente, le seul mot juste, adéquat que la lange française était en mesure d'exprimer afin de le représenter était le mot « tout ». Tout parce qu'il était la parole qui réconfortait sans cesse, il était les repères dont j'avais besoin, il était l 'amour inconditionnel, il était là à n'importe qu'elle moment , il savait me faire rire, me faire pleurer, il savait lire en moi, il était absolument tout. Et je me suis mise à écrire, écrire sans pouvoir m'arrêter et les mots ont alors prit places, les mots, mes mots savaient que dire. Et cependant il ne fallait pas que je cesse d'écrire, il ne fallait pas que je laisse mes pensées s'immiscer dans mon esprit car sinon je me rendrais compte de la stupidité de cet acte. Le courage que je tenais à ce moment là entre mes mains pouvait s'évanouir par une seule de mes pensées et risquait alors de tout détruire. Les mots n'effaceraient rien. Rien ne pourrait me faire oublier que mon père était mort. Et c'est à partir de ce moment là que j'ai compris que la vie ne servait à rien ...


Amicalement P.

# Posté le mercredi 14 janvier 2009 16:48

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 08:47

... "La vérite de cette vie ce n'est pas qu'on meurt, c'est qu'on meurt volé" .

... "La vérite de cette vie ce n'est pas qu'on meurt, c'est qu'on meurt volé" .

La disparition brutale de mon père dans un accident de voiture ne m'avait pas seulement affligé il avait aussi détruit ma grande s½ur Anna. Elle se trouvait à son lieu de travail lorsque les secours l'avaient appelé pour lui signaler que mon père avait été la victime d'un grave accident de voiture et qu'il se trouvait actuellement au soins intensif de l'hôpital Esquirol de paris.

A ce moment là Anna était la seule que les secours avait réussi à joindre.. Anna était accouru dans tous ses états à l'hôpital, les mains tremblantes, la voix qui bégayait. Elle avait toujours était très proche de papa, tout comme moi. Lorsque nous étions plus jeune, nous pensions à la mort et notre plus grande peur commune était de perdre notre père ou notre mère. Alors tel un rituel, tous les soirs de tristesse l'on dormaient serrées l'une contre l'autre espérant adoucir nos tristes angoisses. Les médecins on essayé de la calmer en lui donnant des tranquillisants et en l'installant dans une chambre. Pendant plus de deux heures il avait était impossible de le voir car il était toujours au soins intensif entouré d'une armada de docteurs, de chirurgiens.

C'est à ce moment là que ma mère et moi étions arrivées à notre tour à l'hôpital. Mon père était couvert de blessures de la tête au pied, des équimoses sur les bras, les jambes et le visage, des tuyaux qui lui sortaient du nez de la bouche. Je n'ai pu supporter cette vision plus de trois minutes et je suis ressortie m'asseoir dans la salle d'attente. Ma s½ur était restée à l'intérieur avec ma mère et de là ou j'étais je les entendais pleurer. J'entendais leur plaintes et tout me devenait insupportable. Les médecins ne voulaient pas se prononcer, mon père était dans le comas et pouvait tout aussi bien se réveiller aujourd'hui, demain ou dans deux ans avec ou sans séquelles. Je m'étais mise alors à prier moi qui n'était pas croyante. Je m'étais mise à supplier quiconque qui m'entendait de me rendre mon père, de le sauver et de me sauver par la même occasion. C'est dans ces moments de peine et de doute que l'on a besoin d'une aide extérieur, lorsque le malheur nous frappe et nous laisse subitement livré à nous même. Je crois que j'aurais fais n'importer quoi en mon pouvoir ou non pour prendre sa place et que lui sois à la mienne. Je me sentais tellement impuissante, inactive qu'il m'était insupportable de rester là ou j'étais, de rester à attendre l'impensable.

Ma mère vint à ma rencontre dans le hall de l'hôpital, elle avançait d'un pas chancelant, hésitant dans ma direction, ses yeux étaient gonflés par les pleurs et son expression me brisa toute entière. Sans un mot elle me prit dans ses bras, je sentais à son souffle, à la force de ses mains et de ses bras qui m'étreignaient qu'elle avait énormément peur, qu'elle redoutait le pire. Mais c'est aussi parce que c'était une mère qu'elle me chuchota dans le creux de mon oreille, tu verras tout finira par s'arranger.


Mais rien ne s'arrangea rien ne pris la tournure que tout le monde attendait, la vie avait décidait de verser un peu d'acide dans notre c½ur afin que celui-ci ne puisse plus vivre décemment l'avenir, qu'il puisse seulement vivre à moitié, rongé par une douleur lancinante éternelle, vivre avec une brûlure déchirante au fond du ventre. La vie cette salope était partie. Elle avait prise mon père sans remord avec presque un sourire malsain de voir la vie s'arrêter pour nous, pour moi. J'aurais voulu hurler, crier tellement fort, j'aurais voulu déchirer mes poumons, mon c½ur pour que ça parte. Fallait que ça sorte, fallait que le soleil arrête de se lever fallait que l'on me tue.


Amicalement P

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 08:09

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 08:44

Chapitre 2 " Tout finit afin que tout recommence, tout meurt afin que tout vive"

Chapitre 2 "   Tout finit  afin que tout recommence, tout meurt afin que tout vive"



Le jour des funérailles,l'église était remplie et certaine personnes se sont même retrouvées sur le parvis ,ne pouvant rentrer. Ce sentiment de solidarité qui c'était formé autour du décès de mon père avait insufflé un mouvement de compassion et de sensibilité qui me transperçai l'âme. Devant tant de chaleur humaine, la peine était comme décuplée, tout à cet instant inspirait une grande détresse.

Je me trouvai au premier rang, avec ma s½ur Anna, et ma mère ainsi que le reste de ma famille. Les premiers rang étaient toujours réservés aux proches du défunt et j'aurais tellement voulu faire partie de ces gens au fond de l'église, faire partie de ces gens où la vie continue où le malheur entraîne compassion mais non désespoir. L'affluence des personnes ce jour là était du à la popularité de mon père. En plus d'être un homme aimé de tous, un homme agréable, toujours prêt à aider les autres ne comptant jamais son temps pour les autres il était un des animateurs d'une radio nationale. Et c'est cette popularité qui avait entraîné tant de gens à se mobiliser. Des auditeurs de la France entière on fait le voyage pour assister à l'enterrement, et ceci ne pouvaient que me toucher davantage. Je crois que vu de l'extérieur je paraissais digne, droite et forte. Je m'efforçais d'avoir le sourire aux lèvres, je ne sais pourquoi puisque les circonstances m'auraient permise d'être accablée par le destin et non disposée à sourire. Le fond de mon être, lui s'écroulait à petit feu au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient.

Ma s½ur debout à ma droite, coiffée d'un chignon n'avait pas résister au choc face à toute cette émotion et son visage affichait les marques d'une nuit de pleurs. Je la trouvais extrêmement belle, sa peau était d'une blancheur et d'une pureté à coupé le souffle, tous ses traits étaient bien dessinés, ses yeux étaient d'un bleu profond. Depuis toujours tout chez elle m'inspirait idolâtrie, je la trouvai parfaite. Elle avait toujours était là pour moi, dans les moments, douloureux, à mes premiers chagrins, mes petites joies, mes réussites, elle avait toujours réussi à m'apporter son soutien même lorsque nos avis divergeaient. Et plus que cela elle était ma moitié, ma complice, une des rares personnes au monde qui pouvait me comprendre par un seul regard. Elle toujours si forte les rôles c'étaient renversés c'était moi la fille dure qui était là pour elle. C'était moi la fille qui restait éveillé près de ma s½ur afin d'essayer de lui calme ses maux. Je m'enlisais dans une sorte d'obligation qui devenait inévitable et vitale. Inévitable car je m'étais accaparer le rôle de celle qui essuyait les larmes des autres et vitale car c'était une manière de me protéger contre le monde.

J'aperçu Laura, suivi de Mathieu qui essayaient de se frayer un chemin jusqu'à moi. Une fois leur but atteint, ils me prirent dans leur bras chacun à leur tour. Laura était ma meilleure amie depuis mes trois ans. On avait grandi ensemble nous étions voisines et ses parents étant souvent absent elle passait plus de temps chez moi que chez elle . Physiquement on étaient très opposées,moi j'étais blonde plutôt petite et elle était grande brune avec une peau naturellement allé, mais moralement nous étions comme deux s½urs jumelles,ont pensaient et agissaient de la même manière, aussi bien dans les actes réfléchis qu'irréfléchis. Sa présence me produisit un grand soulagement, comme si elle pouvait prendre le relais enfin que je me décharge de toutes mes peines.

Je ne m'attendais pas à voir Mathieu ici, nous n'étions pas très proche même si c'est dernier temps j'avais pu remarquer une nouvelle complicité qui c'était formée. Je connaissais Mathieu depuis un an et demi étant donné qu'il était le meilleur ami de Tony mon petit ami.
« Venez vous asseoir près de moi, leur dis-je en les regardant avec insistance. Ils parurent hésiter puis Mathieu me demanda
« Tu es certaine qu'on puisse ?
- Peut importe, je vous veux à mes côtés. Leur répondis-je. Ils saluèrent d'un mouvement de tête, agrémenté d'un sourire ma mère puis ma s½ur et leur intrusion au premier rang parût naturelle. Mathieu qui était à ma droite se pencha vers moi et me souffla dans l'oreille d'une voix soumise à la contrainte.
« Cassie, Tony m'a chargé de te dire qu'il serait en retard et qu'il nous rejoindrais plus tard »
- Ok merci Tony. »
Une fois de plus Mathieu devenait le messager de Tony afin de couvrir ses faits et gestes. Mathieu me fit de la peine à cet instant,je comprenais qu'il sentait mal à l'aise de me mentir sans arrêt pour couvrir Tony, cela se voyait dans son regard fuyant. Mais si il savait que je connaissais Tony plus qu'il pouvait le connaître c'est lui qui aurait éprouvé de la peine pour moi. J'avais appris à vivre avec ses fantaisies et ses lubies. Tony était le genre de petit copain tellement imbu de lui-même que n'importe qui ici sur cette terre aurait voulu le remettre à sa place rien qu'une seule fois. Mais Tony était aussi le genre de petit copain qui savait exactement comme s'y prendre pour vous séduire et vous rendre prisonnière de son charme. J'étais totalement envoûtée par lui, par son charme, par ses mots même si tout en moi criait qu'il n'était pas fait pour moi. Tony n'était fait pour personne mais malgré tout il m'appartenait un peu.


Le prête entama et Tony me parût qu'un futile détail face à ce que je pouvais éprouver en cet instant. Mon père me manquait terriblement.

# Posté le vendredi 23 janvier 2009 11:51

Chapitre 3 " Je n'attends plus rien de la vie qu'une suite de papier à barbouiller de noir.Il me semble que je traverse une solitude sans fin, pour aller je ne sais où et c'est moi qui est tou à la fois le désert, le voyageur et le chameau.

Chapitre 3 " Je n'attends plus rien de la vie qu'une suite de papier à barbouiller de noir.Il me semble que je traverse une solitude sans fin, pour aller je ne sais où et c'est moi qui est tou à la fois le désert, le voyageur et le chameau.

Et la vie reprit, et c'est ainsi qu'elle imposa ses droits face à la mort. Les plaintes, les pleurs, les soupiremens, les soufflements, le vide, le silence et le désespoir petit à petit s'en allèrent. Cette douleur, cette petite et mélodieuse douleur je l'ai senti partir tout doucement, à pas de loup sans un bruit avec la plus grande des discrétions. Elle était partie sans presque qu'on ne la remarque, mais moi je n'étais pas dupe, je l'ai vis partir dans les rires de ma mère lorsque mon oncle Bernard passait le dimanche après midi boire le café, je l'ai vu fuir dans le regard illuminé de ma s½ur lorsque Rayan son copain chaque jours venaient la chercher. Je l'ai vu partir des êtres et de la maison mais elle n'avait pas réussie à m'atteindre. Je m'enfermai dans un monde à part, où la vie était différente, les buts, les préoccupations n'étaient plus les mêmes. Je continuai à vivre, à avancer à faire les gestes comme une marionnette. Bien entendu j'aurais voulu rester coucher dans mon lit nuits et jours, les volets fermés et regarder le plafond indéfiniment mais je ne pouvais pas car j'aurais attirer l'attention de tous le monde. Ma mère, ma s½ur, la famille entière m'aurais prise en pitié et seraient venue me parler, pire j'aurais sûrement eu droit au psychologue familial. Non je préférai simplement être là, être visible et agir comme si le deuil faisait son chemin comme pour tout le monde, je préférais être visible pour les autres pour en vérité être transparente et qu'on me laisse tranquille.


Un fossé se creusait de jours en jours entre Anna et moi. Pourquoi ?Je ne savais guère. Peut être était-ce parce qu'elle reprenait goût à la vie, aux plaisirs tous simple et qu'un décalage c'était créer entre elle et moi. Je trouvai tout à fait normal que Anna où même ma mère reprenne s'en sorte, je ne leur en voulait pas, il le fallait pour elles, pour leur bien être intérieur. Pour moi c'était différent parce que reprendre goût à la vie était comme synonyme de trahison pour mon père. Il n'était plus là, il ne pouvait plus voir ce que je faisais, ce qui m'affligeait où ce qui me rendait heureuse et en mémoire et par amour pour lui c'était comme si je m'interdisais d'être heureuse. Je faisais tout par dépit et obligation, mais avais-je bien le choix?


J'entendis les clés dans la serrure. En temps normal j'aurais fais attention d'éteindre ma cigarette avant que quelque un ne rentre dans la maison mais depuis quelques jours je n'en prenais plus la peine.
Anna entra dans la cuisine, l'horloge affichait midi pile, elle se tenait droite me regardant fixement de ses yeux bleus. Je fuyai son regard.
« Tu es encore à la maison? Tu n'es même pas habillé Cassie. Qu'est-ce ce que tu fais? Depuis quand tu ne vas plus à la fac. Et éteint moi cette clope s'il te plait. Anna posa son sac de cours sur la table de la cuisine d'un geste las accompagné d'un soufflement qui marquait son désappointement. Je ne savais pas par laquelle de ses questions je devais commencer à répondre donc je préférai garder la silence. Anna fit de même jusqu'à qu'une assiette vola au travers de la cuisine pour finir par venir se briser en mille morceaux sur le carrelage et provoquait un bruit assourdissant.
« Cassie je n'en peux plus de te voir ainsi. Papa est mort Cassie tu comprend? Il est mort il ne reviendra pas. Tu dois te réveiller, te ressaisir. Je suis là moi, maman est là. On est en vie. Bouge toi Cassie. Va à la fac, va voir tes amies. Ne deviens pas une loque. Anna tremblait de tout ses membres, je décelai dans sa voix une émotion, je devinai qu'elle était prête à pleurer. Cela me faisais de la peine de la voir dans cet état, que je la rende ainsi mais je ne pouvais pas faire un pas vers elle, rien ne disparaîtrait, personne ne comprendrait alors je lui répondis le plus amèrement possible:
- Si je deviens une loque ce n'est pas ton problème mais le mien et c'est toi qui devrais avoir honte d'oublier papa aussi vite. J'ai un peu plus de respect que toi. Je partis de la cuisine dans un mouvement de révolte, je me retournai encore une fois et dis à ma s½ur:
« Et je ne me réveillerais pas Anna je continuerais à agir de la sorte et à fumer et à rester une loque car dis moi qu'elle est l'intérêt de la vivre ainsi ? » Je claquai la porte de ma chambre et j'entendis alors la radio augmenter d'un cran.


Le soir même au repas, la tension entre ma s½ur et moi était à son maximum. Ma mère mangeait ses raviolis d'un mouvement lent et récurrent.. Elle ne parlait pas, elle ne parlait presque plus, elle s'était enfermée dans ce mutisme. J'avais pourtant bien quelques fois essayer de lui parler mais rien ne se produisait, elle finissait toujours par changeait de conversation afin d'éviter l'essentiel. Maintenant que le fossé c'était creusé entre ma s½ur et moi ma mère devenait une sorte de fantôme, quelque un qui se perdait dans son désespoir. Le repas était bref comme d'habitude chacun avait sa tâche attribuée, je débarrassais la table, ma s½ur mettait les couvert dans le lave-vaisselle et ma mère nettoyait la gazinière. Cette scène dont j'étais pourtant la première actrice me révulsa entièrement. On avait l'air d'être des fantômes ou bien même des automates dépourvus d' âme ou de sentiments. Ma s½ur me disais qu'elle était là avec ma mère, qu'elles étaient en vie contrairement à mon père mais elle avait tord mon père était bien plus en vie qu'elles.

Je pris mon manteau mon sac et je partis de la maison. J'avais besoin de respirer un peu. Pas deux minutes plus tard ma s½ur m'appela sur mon portable, je laissai sonner. J'hésitai soudain à appeler Tony, cela faisait longtemps qu'on ne s'étaient pas vu mais. Je renonçai à l'appeler. Je sortis une cigarette de mon sac et me balada le long de la seine. Je me sentais bien ce qui me parut étrange étant donné que ce sentiment avait déserté mon âme depuis un moment. Je m'assis sur un banc, l'horloge à quelques pas de là où j'étais sonna 22 heures. J'observai deux enfants qui jouaient près de la seine. Je m'étonnai que des parents puisse les laisser aussi tard dehors. Mais après tout pensais-je peut-être étaient t 'ils nés dans une famille ou fallait mieux t'il être dehors à 22 heures que dans un foyer où l'on ne sent pas chez soi. Le plus grand était roux et portait un pull rouge et un percha marron. Il était un peu enveloppé puisque son jean faisait ressortir ses rondeurs au niveau de ses cuisses et de ses mollets, mais son visage était doux et inspirait l'ignorance et la gentillesse. Il essayait d'enseigner à son faire l'art des ricochets. Son frère, enfin je présumai qu'il l'était était avait lui aussi le cheveux roux mais semblait de plus petite taille et plus svelte. Son visage m'attendrie, il avait de grosses joues comme les poupons, parsemées de taches de rousseur. Il s'appliquait à la tâche et rester très concentré sur les points de repères que son frère lui montrait. Je les enviais, je les enviais tellement. Ils n'étaient que des enfants. Ils n'étaient pas encore capable de distinguer tous les malheurs de la vie. L'ignorance de leur âge était tellement sublime que je m'en trouvai émue. J'aurais aimer croire tout comme eux que la vie est une succession de choses merveilleuses, sans contraintes et sans barrières, ne pas connaître son destin, et enfin ne pas envisager qu'il puisse y avoir une fin.


Mon portable vibra dans ma poche de jean, je mis un tant fou avant de réussir à le sortir. C'était Tony. Je regardai le prénom s'inscrire sur l'écran de mon téléphone un cours instant à demi pensive et me décidai à répondre.
« Cass, c'est Tony
- Ouai. Répondis-je d'un ton lassée.
- Je voulais m'excuser d'avoir était absent à l'enterrement de ton père.
- Ça ne fait rien.
- Viens chez moi, je serai m'excuser et on pourra parler de tout ça si tu veux. »
Je raccrochai sans voix. Tony me parût presque sincère et tout en moi désormais c'était déchaîné en un mouvement de contradiction. Fallait t'il que j'y aille ou non?. Mais il était tard, j'étais dehors dans le froid et je n'avais aucune envie de rentrer chez moi. Et puis tout simplement je mourrai d'envie de le voir. C'était tragique cette envie presque suicidaire et irrationnel de ce besoin d'être près de lui.
Je sonnai à la porte, Tony m'ouvrit avec un sourire malicieux et provocateur. Il était tellement beau.

# Posté le jeudi 05 février 2009 14:48